La soirée dauphinoise du Ski Club, retrouvailles post-voyage et dernières responsabilités

Mercredi 16mars, le groupe des douze actifs de l’association Ski Club Dauphine remplit peu à peu le fond du restaurant de pizza, à une rue du lieu de leur soirée. Dernier évènement de l’année pour les associatifs, ils doivent gérer une organisation pas si évidente malgré leur petit nombre, tout en profitant de ces derniers instants officiels.

Ils sont heureux de se retrouver mais surtout appréhensif de la nuit à venir. Pourtant, ils commencent à connaitre ce sentiment, après la semaine au ski qu’ils ont organisé fin février. Mais cette fois-ci, l’enjeu est autre. Dans quelques heures, ils organisent leur fameuse Winter Race. Cette soirée, cette année sur le thème Skifall (du film éponyme), se tient toujours une dizaine de jours après la fin du voyage. Pour l’association, il s’agit de finir l’année sur une note positive mais aussi de réussir à produire un peu de bénéfice qui pourra être laissé à la prochaine génération.

Mais avant cela, le Président prend la parole :

« Je ne pense pas vous l’avoir assez dit cette année, mais je suis vraiment fière de nous. Aller jusqu’au bout de nos prérogatives, ce n’était pas gagné et vous n’avez rien lâché, que ce soit pendant le séjour mais aussi après, malgré la fatigue. Cette soirée c’est notre dernière ligne droite alors je compte sur vous mais essayez aussi de profiter ».

Sur ce, l’équipe se dirige vers le lieu de réception, le 15 club, une boite de nuit situé dans le 11ème arrondissement. Il est déjà vingt et une heure trente, chacun doit s’activer pour préparer les lieux pour vingt-trois heures, l’heure d’ouverture pour les étudiants. Aux premiers abords, la salle en fait douter plus d’un, remplis de ces fauteuils et sous un plein éclairage. Le planning est distribué ; sur le papier chacun est assigné un poste pour une heure, ce qui permet à tous le monde d’alterner entre le bar, l’entrée, la salle etc.

Le propriétaire de la salle décide alors de s’adresser à l’équipe, joint de son collaborateur ainsi que des agents de sécurité. Celui-ci détaille la gestion de la soirée, les conditions de rendu de la salle et autres mais surtout met en garde le groupe sur différents points. « Un sujet assez fâcheux qui doit être abordé est celui du GHB. Malheureusement, en ce moment c’est pour une soirée sur cinq que nous avons ce genre de problèmes. C’est pourquoi il faut que vous soyez le plus vigilant possible, que ce soit au service, dans la salle et à la sortie. De même, c’est vous qui êtes responsable de la vente d’alcool. Mais si nous remarquons trop de personnes dans un état critique, nous nous réservons le droit de fermer le bar pendant une courte période ou définitivement. Alors à vous de doser les verres mais aussi de refuser la vente quand il le faut ».

Les étudiants restent très silencieux devant ce discours, conscients des enjeux et risques de la soirée.

Finalement, et comme c’est souvent le cas, les fêtards n’arrivent réellement qu’à partir de minuit. Le planning en est déjà chamboulé, les rôles doivent s’échanger entre ceux qui ont du réseau, nécessaire pour encaisser, et les autres. Les pauses de certains s’allongent tandis que d’autres gèrent les arrivées turbulentes ou les exclusions. Plus facile qu’on ne le pense de se faire repérer par les agents de sécurité ; et ami ou pas des organisateurs, ces derniers resteront intransigeants.

préparation du bar par les associatifs

La soirée se déroule bien. Les deux cent cinquante étudiants attendus remplissent la salle sans que l’on se sente trop collés. L’évènement est restreint comparé à d’autres soirées dauphinoises. Non pas car il est « exclusif » mais à cause de son jour de tenue et de sa nature. En effet, les dauphinois ont plutôt l’habitude de sortir le jeudi soir et à moindre mesure le vendredi. Alors un mercredi cela ne semble pas raisonnable pour beaucoup, surtout en cette période de contrôle continue. D’autant plus qu’une seconde soirée est prévue par une autre association le lendemain. C’est ce qui a fait peur un moment à l’association pour qui le sold out était l’objectif. Mais finalement, les deux soirées rempliront leur quota.

Cette Winter Race était placée sous le thème des retrouvailles. Les étudiants qui sont partis ensemble au ski veulent se réunir une dernière fois et retrouver l’ambiance si particulière qu’ils ont pu y vivre. Pour Camille, étudiante de seconde année, « on retrouve à moindre mesure cette élan de camaraderie, l’envie de rencontrer de nouvelles personnes et d’aller voir un peu plus loin que celles de notre propre association. »

La plupart des étudiants se trouvent sur la piste de dance. Le DJ est un ami d’un des membres de l’équipe ; pour certains la musique n’est pas assez commerciale mais d’autres apprécient le changement. Le fumoir devient vite étouffant, car plus propice à la discussion que la salle. Au bar, les membres ont la main assez voire trop légère. Ils offrent beaucoup de verres aux clients qu’ils connaissent bien. Heureusement, ils pourront compter sur la marge faite sur la vente des places.  

La soirée se termine, beaucoup commandent sur Uber et autres applications tandis que les plus vaillants d’entre eux prennent les premiers transports.

Dans la salle, les douze membres s’empressent de remettre le lieu dans son état d’origine. Les nombreuses bouteilles restantes seront chargées dans la voiture d’un des membres pour être stockées et utilisées pour des évènements interne.

La majorité des scudeurs, de leur nom associatif, rentrent chez eux, à l’exception de de deux membres qui doivent enchainer sur une journée de cours qui s’annoncent difficiles.

Les échos sur la soirée sont positifs. Mais des doutes planent encore sur une jeune fille en particulier, dont l’état laisse envisager l’ingérence d’une substance comme le GHB. Pour un évènement qui parait si « convivial », où en effet tout le monde se « connait », cela déconcerte. Une fois les doutes dissipés, les douze membres peuvent enfin souffler et se féliciter, pour la soirée et leur année.

Laetitia Plaisance

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