La religion, une deuxième famille pour Sœur Marie

Sœur Marie œuvre à la paroisse Notre Dame de Lorette. D’origine vietnamienne, elle est rentrée à 15 ans dans les ordres. Depuis 2013, elle a rejoint une communauté à Chelles, dans l’est de Paris.

 

Église Notre Dame de Lorette, 10 heures, la paroisse vient d’ouvrir aux visiteurs. Sœur Marie range les lumignons près de l’entrée. Cheveux noirs attachés, lunettes en fer et croix en argent autour du cou, cette religieuse originaire du sud du Vietnam est arrivée en France en 2013. « Un jour la mère supérieure m’a appelée pour me proposer une mission en France, je ne parlais pas français, mais pour moi c’était comme partir à l’aventure » raconte la religieuse âgée aujourd’hui de 40 ans.

Un rêve de petite fille

Avant de rejoindre sa communauté à Chelles, Sœur Marie, de son prénom Tiphuong, a passé toutes les étapes jusqu’aux vœux perpétuels au Vietnam. Mais sa vocation remonte à l’enfance. « Tous les soirs ma grand-mère me racontait les histoires de saints avant de dormir. Je voulais faire comme eux » raconte-t-elle.

Au collège, la jeune écolière se voit devenir enseignante, et laisse de côté la vie religieuse. Pour ses études, elle quitte ses parents pêcheurs, ses six frères et sœurs et revient uniquement pour les vacances. « Un jour, j’ai été à la messe et le curé a raconté l’histoire d’une famille où les six enfants étaient rentrés dans les ordres. Une semaine plus tard j’entrais à la congrégation des sœurs Amantes de la Croix. » explique Sœur Marie. Cette congrégation est dotée d’une mission d’apostolat, entre autres les sœurs y donnent des cours de catéchisme et s’occupent des personnes âgées.

En parallèle de sa formation, Tiphuong poursuit ses études et prononce ses vœux temporaires à 29 ans. Après trois années en étude de théologie, elle est envoyée un an dans une paroisse et formule ses vœux perpétuels au sein de sa congrégation.

La communauté des sœurs Amantes de la Croix est établie en France à Chelles, Epernay et Meaux. « On ne reste jamais au même endroit, mais à cause de la barrière de la langue nous restons un peu plus longtemps dans chaque pays » explique Sœur Marie. Lors de son arrivée en France, la religieuse a pris quelques cours de français. « Mais j’ai surtout appris seule sur internet » raconte-t-elle. Sœur Marie retourne au Vietnam tous les deux ans pour un mois de vacances où elle revoit ses proches. Mais au final la communauté devient « une deuxième famille » pour la soœur.

Prochaine étape, la paroisse de Meaux où la religieuse aidera les personnes âgées en maison de retraite.

 

MATHILDE BARON

 

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