Pour rester dans Erasmus, le Royaume-Uni devra passer à la caisse

(©DR)

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En décembre dernier, Theresa May a annoncé sur la BBC que le Royaume-Uni resterait jusqu’en 2020 dans le programme Erasmus+. Après cette date, le coût des échanges universitaires outre-Manche pourrait augmenter.

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Plus de 30 000 étudiants européens en Erasmus au Royaume-Uni chaque année. Troisième dans le classement des pays recevant des étudiants européens, il reçoit 500 millions d’euros de subventions depuis 2014 pour financer bourses et projets universitaires. Sans ces aides financières, la facture va augmenter pour le Royaume-Uni ou pour les étudiants.

Theresa May a annoncé en décembre 2017 que le Royaume-Uni participerait à Erasmus+ jusqu’à la fin du programme 2014-2020. Après, la participation à ce programme dépendra des négociations qui commencent « mi-février », d’après l’eurodéputé Rupert Matthews, membre de la commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen.

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Le Royaume-Uni tributaire de son succès Erasmus

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Note salée pour les Britanniques 

« Si le Royaume-Uni veut rester dans Erasmus+, il devra payer plus », lâche un membre de la Commission européenne proche du dossier. Le pays se retrouverait dans la situation de la Turquie, la Macédoine, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, membres d’Erasmus tout en étant hors de l’UE. Selon la même source, « les Britanniques pourraient également conclure un accord bilatéral avec l’Union européenne. »

Dans les deux cas, le Royaume-Uni pourrait suivre l’exemple de la Suisse. Avant 2014, la Confédération helvétique payait 6 millions d’euros par an pour participer au programme Erasmus. Avec 5 000 étudiants échangés, cela représentait 1 200 euros par jeune concerné. Au même tarif, avec 45 000 étudiants transitant chaque année au Royaume-Uni, le pays devrait débourser 54 millions d’euros. En 2014, la Suisse quitte Erasmus. Elle conclut le Swiss-European Mobility Program, un accord bilatéral avec l’Union européenne qui permet aux étudiants helvètes d’étudier en Europe au même prix qu’Erasmus. La facture pour ce programme s’élève à 23 millions par an, soit 2 300 euros par étudiant en 2015. Si un accord du même type est trouvé entre le Royaume-Uni et l’UE, les Britanniques paieraient probablement plus de 100 millions d’euros.

L’accord bilatéral est la solution défendue par le député européen conservateur Rupert Matthews, qui considère qu’Erasmus+ « n’est pas assez avantageux pour le Royaume-Uni ». Pour lui, un accord bilatéral prendrait « davantage en compte les intérêts britanniques », et ce, peu importe le prix. En dehors du programme d’échange européen, le Royaume-Uni pourrait en effet négocier des accords directs avec des pays-tiers, sans avoir à se concerter avec les pays membres d’Erasmus. « Si on doit payer pour un meilleur accord, nous n’hésiterons pas une seconde », ajoute Rupert Matthews. Il faudrait alors convaincre les Brexiteers opposés à tout gage financier donné à l’Union européenne du bien-fondé de cette solution.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image source= »external_link » alignment= »center » custom_src= »https://media.giphy.com/media/3o751SwygDq5cV53Z6/giphy.gif » caption= »(©Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole) »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Les jeunes gagnants dans Erasmus +, perdants dehors

Les étudiants ne devraient pas payer plus cher si le Royaume-Uni reste dans le programme Erasmus +. Avec un accord bilatéral, Londres pourrait décider de faire payer les mêmes frais de scolarité, très élevés, aux étudiants britanniques et européens.

Sans accord, les échanges se traiteraient au cas par cas, d’université à université, et ne seraient accessibles qu’à un nombre réduit d’étudiants.

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Thomas Hermans, Paul Idczak et Clémentine Sabrié

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