Un esprit sain pour un travail sain

Selon une étude, 50% des travailleurs européens se disent stressés au travail.

Alors que le nombre d’accidents de travail diminue, la question d’une surcharge de stress commence à se poser au sein des entreprises. Le bien-être au travail devient une question cruciale pour conserver une bonne productivité.

Les accidents du travail et maladies professionnelles coûtent environ 4% du PIB mondial. Dans ce chiffre on compte bien entendu les frais médicaux mais on évalue aussi le manque à gagner suite à une baisse de productivité.

La problématique du stress et de la surcharge de travail devient donc cruciale. « On constate une explosion des risques psycho-sociaux liés au travail », explique Guillaume Soenen, professeur à EMLYON Business School et titulaire de la chaire Apicil Santé et performance au travail.

Les postes à responsabilités plus exposés

La question se pose d’autant plus pour les managers, amenés à gérer des équipes et avec un haut niveau de responsabilité. « Un manager stressant est un manager stressé », constate-t-il. Et qui dit stress dit baisse de productivité ou mise en danger de son entourage. Car une surcharge de tension peut conduire à prendre de mauvaises décisions. « L’enjeu c’est de se protéger soi-même, ses collègues et aussi ses clients« . Frédéric Faye, directeur des ressources humaines chez Apicil, ajoute : « On doit veiller à ce que nos dirigeants ne fasse pas de burn out« .

Investir sans aller au détriment de la productivité

Beaucoup pourraient penser que pour les chefs d’entreprises, investir dans plus de bien-être au travail représente un manque à gagner. « On doit être performants, mais pas à n’importe quel prix« , prévient Frédéric Faye.

C’est pour améliorer la qualité de vie au travail tant en préservant une bonne productivité qu’a été créée la chaire Santé et performance au travail qu’occupe Guillaume Soenen. « Si on veut toucher le plus de monde possible, il faut un enjeu économique pour un investissement massif« , explique-t-il. Les premiers résultats sont attendus pour le 12 décembre et un rapport sera rendu public en mars 2018.

Anne Thirion