QR Code et réalité augmentée, suivez le guide

La réalité augmentée permet de découvrir le Château Rotschild (Boulogne-Billancourt) tel qu'il existait il y a 80 ans. ©Histovery

En septembre dernier, à l’occasion des Journées du Patrimoines, la ville de Saint-Germain-en-Laye dévoilait une nouvelle signalétique culturelle destinée à mieux faire connaître l’histoire de ses bâtiments. Objectif : utiliser les nouvelles technologies pour rendre la culture plus accessible.

Difficile de les louper lorsque l’on se balade dans les rues de Saint-Germain-en-Laye. Les totems « QR Code » mis en place par la municipalité en décembre dernier se situent devant dix hôtels particuliers de la commune des Yvelines. Sur ces panneaux, un petit texte de présentation en français et en anglais et d’un QR Code. Ils permettent, avec son smartphone ou sa tablette, d’obtenir des contenus écrits, des plans d’architectures ainsi que des photos sur le bâtiment en question.

Le totem QR Code placé devant l’hôtel de ville de Saint-Germain-en-Laye

Une fois le code « flashé », l’internaute est renvoyé vers l’application de la ville. Impossible donc d’accéder au contenu, sur le site internet de la ville, plus sans avoir téléchargé l’app. (mettre un lien hypertexte, peut-être trop pub ?). Devant l’hôtel de la Rochefoucauld – devenu la mairie de Saint-Germain -, de Noailles, des comtes d’Auvergne ou des maréchaux de Villeroy, les totems et leurs cryptogrammes ont fleuri partout. Ils permettent de s’instruire sur le patrimoine culturel de la ville, ancienne cité royale au XVIe et XVIIe siècle.

Si le contexte des Journées du Patrimoine a permis d’éveiller la curiosité des visiteurs, le succès de ces installations, en partie numériques, reste encore à démontrer. Moins de quatre mille connexions ont ainsi été recensées sur la rubrique de l’application. « Cette installation est une première étape avant une extension d’ici 2019. Nous devrions rapidement atteindre le nombre de quinze puis vingt totems. À terme, nous aimerions proposer des lunettes en réalité augmentée pour permettre aux gens de voir la ville il y a 500 ans », confie Nathalie Grégoire, responsable de communication auprès du maire. Ce système en réalité augmentée, certaines villes le proposent déjà. A Nîmes par exemple, les visiteurs peuvent contempler l’amphithéâtre romain tel qu’il l’était pendant l’Antiquité, tout ça grâce à cette technologie numérique.

Vision augmentée, déjà une réalité dans les musées

Bien avant leur apparition dans les rues,  ces technologies ont investi les musées. Au Palais des Papes d’Avignon par exemple, il est possible revisiter le bâtiment dans sa version pontificale du Moyen Age. Tout simplement la plus grosse installation au monde de visite en réalité augmentée. En septembre, le Palais des Papes est devenu le premier monument inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco à proposer l’HistoPad à ses visiteurs.

Ici à La Conciergerie, l’Histopad permet de visualiser la Grande Salle telle qu’elle était au Moyen Age

Cette démarche permet aussi de développer le tourisme local. Dans la région parisienne, le château de Rothschild à Boulogne-Billancourt ou La Conciergerie dans la 1er arrondissement sont équipés de tablettes. La tablette tendue devant lui, Nono, un étudiant portugais à Paris, fait part de sa satisfaction à visiter La Conciergerie de cette manière. « Je serai passé à côté de beaucoup d’informations si je ne l’avais pas prise. Quand on a peu de temps pour apprécier la visite, c’est vraiment un plus », souligne-t-il. Selon le centre des monuments nationaux, l’investissement devrait se poursuivre au cours de l’année 2018 afin d’équiper le plus grand nombre d’établissement culturels.

Didrick Pomelle

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