Franz Ferdinand, disco mon amour

Le désormais quintette britannique offre un nouvel album disco à souhait et taillé pour la scène.

Dès les premières notes d’Always Ascending, l’auditeur est plongé dans un pub chaleureux aux lumières tamisées. Une boule disco encore discrète scintille juste au-dessus du dancefloor. Les rockeurs entrent en scène. Les lumières se réchauffent progressivement. Le rythme s’accélère. Et la boule multi facettes prend de plus en plus de place.

Avec ce cinquième effort, Franz Ferdinand prend le virage disco à pleine vitesse. Lorgnant sur Let’s Dance (David Bowie) -notamment avec Lazy Boy-, le quintette, emporté par son chanteur Alex Kapranos, conserve habilement sa patte rock. Mais grâce au français Philippe Zdar (moitié du duo electro Cassius) à la production, il évolue vers un son plus electro, où le synthétiseur est roi.

Avec le départ du guitariste Nick McCarthy et l’arrivée de Julian Corrie (claviers et synthétiseur) et de Dino Bardot (guitare), les Britanniques gagnent en potentiel dansant ce qu’ils perdent en riffs acérés. La formation a d’ailleurs préféré travailler ses dix nouveaux titres sur scène avant de les enregistrer en studio.

On imagine déjà se déhancher sur l’entraînante Paper Cages, se mouvoir lentement pendant la plus sombre mais très belle The Academy Award avant de se déchaîner sur l’excitante Feel The Love Go

Si Franz Ferdinand prend un nouveau souffle avec ce nouvel opus, on regrette l’omniprésence des synthétiseurs. Always Ascending, quoique très sympathique, ne restera sûrement pas dans les annales.

Domino/Sony

Céline Brégand

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