Micro-trottoir : Quel est votre plus gros bobard ?

Tout le monde a des petits secrets, et des plus gros… Ce mois-ci, on vous a demandé quel est le plus gros mensonge de votre vie.

ALEXANDRE, 27 ans
«Dire à mon proprio que j’allais le payer à la fin du mois.»

MUSTAPHA, 35 ans
«Me faire passer pour un prince saoudien pour échapper aux policiers.»

MARINE, 18 ans
« Faire croire à une vendeuse que je n’étais pas française parce que je n’avais pas compris ce qu’elle me disait.»

JULIANNE, 29 ans
«Jouer la fille courageuse alors que je suis fragile de ouf.»

HÉLOÏSE, 21 ans
«Petite, je jetais les tartines de ma mère à la poubelle sans le lui dire. Elle l’a su quand mon chien Noisette a fouillé dans les sacs…»

ANNA, 23 ans, Lettonie
«Me dire que je réussirais à travailler pendant mon semestre Erasmus.»

MAXIME, 23 ans
«Dire à mes potes que les choses allaient bien se passer quand il leur arrivait des merdes.»

FRANCK, 30 ans
«Appeler le proviseur en me faisant passer pour mon père pour justifier mes absences.»

LAURA, 28 ans
« Pour me faire rembourser des billets de train, j’ai dit aux agents SNCF que mon oncle était mort.»

YOANN, 32 ans
« Faire croire à mes potes que j’avais une seule couille.»

[QUIZ] Fake news : Testez votre crédulité avec NEON

Emmanuel Macron a lancé la lutte contre les fake news en France. Entre les vraies infos et les fausses intox, il y a de quoi s’y perdre. Ça tombe bien, NEON a tout prévu. Cinq fake news se sont cachées parmi ces dix infos publiées sur internet. Saurez-vous les retrouver dans notre quiz ?



Offrir un sex-toy pour la Saint-Valentin

Pour la Saint-Valentin, nous avons essayé de trouver un cadeau original pour notre moitié imaginaire.  Une expérience qui nous a menée directement vers les nouvelles boutiques en vogue : les sex-shop. 

Plus d’une vingtaine de marques de jouets sont répertoriées chez Dollhouse, sex-shop du Marais. © Christelle Murhula

Une étroite rue du Marais. À droite, une  boutique John Galliano, à gauche, une boulangerie vegan. Au milieu, le Passage du désir, le sex-shop en vogue du moment. J’ai longtemps hésité avant d’entrer, attendant patiemment que la rue soit déserte pour y pénétrer à l’abri des regards. Après avoir vu des individus de tous âges s’y engouffrer avec élan, sans l’ombre d’une honte, j’ai compris que les temps avaient changé.

De la magie et du sexe connecté

Me voilà donc à l’intérieur de ce « love store » chic, qui ressemble plus à une boutique de cadeaux branchés qu’à un sex-shop glauque de Pigalle. Première surprise, l’éclairage. La boutique est éclatante de blanc, bien rangée, bien décorée. Seconde surprise : le magasin est rempli de clients.

J’entends une mère accompagnée de sa fille souhaitant aller directement dans le fond de la boutique, « dans le dur ». Sans mauvais jeu de mot. Je les suis discrètement sans sourciller. Visitant ce genre de lieu pour la première fois, je ne sais absolument pas où aller, ni quoi demander.

Une vendeuse, sans doute à peine plus âgée que moi, me demande rapidement si j’ai besoin de conseils. « La Saint Valentin approche, j’aimerais quelque chose pour mon petit-ami et moi. » L’enthousiasme de la vendeuse me prend de court, elle m’emmène directement vers les accessoires « pour deux », me présentant un par un les produits les plus appropriés à ma demande.

S’ensuit une démonstration plus que convaincante. Ma conseillère du jour me montre pour commencer un anneau qu’elle dit « magique ». « C’est un anneau vibrant à installer sur la verge, comme ceci » dit-elle en mimant l’application. Le deuxième produit présenté est un vibromasseur, pour stimuler le clitoris. « C’est vraiment un classique, mais c’est l’une de nos meilleures ventes, le rapport qualité prix est très satisfaisant selon nos meilleurs clients. »

Je demanderais presque une carte de fidélité. Place maintenant au vibromasseur connecté, que l’on peut allumer et éteindre grâce à une télécommande ou une application sur téléphone. « Votre copain il prend son iPhone et il fait vibrer votre clitoris en quelques secondes, c’est du sexe connecté ! »

*sondage IFOP réalisé en 2017.

Nous partons ensuite au rayon des godemichets. Vitesses, recharges, les options de chaque produit me sont détaillées. L’espace d’un instant, tant je suis ensevelie par des détails techniques, je pense me trouver dans une boutiqued’informatique. Mais la vibration extrême du godemichet de luxe entre mes mains m’a rapidement réveillée. Qui pourrait supporter un tel effet ?

Des vibromasseurs de collection

L’enthousiasme et surtout le naturel de cette vendeuse me mettent tellement à l’aise que l’idée de ressortir de ce magasin sans rien acheter me fait presque culpabiliser. En sortant du Passage du Désir plusieurs questions me taraudent. Qu’en est-il pour les femmes homosexuelles ? Que leur est-il conseillé ? Et surtout, comment sont-elles accueillies ?

Cinq cents mètres plus loin se trouve un autre « love store ». Décidément, il semblerait que le Marais soit victime d’un grand remplacement de ses friperies au profit de supermarchés du sexe. Ce second magasin est entièrement dédié au plaisir féminin. Une petite boutique apparemment indépendante, gérée par deux femmes, évidemment.

À LIRE AUSSI : 57% des gens refuseraient d’embrasser une personne malade selon un sondage d’une marque de spray nasal. 

Ayant découvert l’univers des sex-shops une demi heure plus tôt, j’entre dans ce magasin avec l’assurance d’une experte. Mais ma sensation de gêne reprend rapidement le dessus.« Où se trouvent vos accessoires ? » je demande en bégayant. « Au sous-sol ! » me répond la gérante, avec ce même enthousiasme naturel qui ferait pâlir n’importe quel commercial.

Menottes, godemichets, fouets… Tous ces accessoires sont exposés sur des étagères, tels une collection d’objets précieux. Rapidement, la gérante vient me voir, pour me demander ce dont j’aurais besoin. « Je cherche un cadeau pour ma petite-amie. »

S’ensuit un moment de flottement. Sans doute parce qu’elle attendait plus d’informations de ma part. « Et pourquoi n’est-elle pas avec vous ? C’est bien dommage, mes conseils n’en seraient que meilleurs si vous étiez venues toutes les deux. » Mon couple fictif est ravi d’avoir autant d’attention.

Des  godemichets «révolutionnaires»

Après une brève conversation, elle m’oriente vers un produit « miracle ». Une sorte de boule électrique qui muscle le périnée. « L’organe qui se détruit après un accouchement ? » je rétorque spontanément. « C’est à peu près cela. »

Apparemment, muscler le périnée permet une meilleure gestion de son organe génital et, par conséquent, de son plaisir. La conversation dévie sur comment obtenir un maximum de plaisir en étant une femme. J’ai l’impression d’être face à une coach bien-être. Et surtout, j’aurais appris au moins une chose aujourd’hui.

Elle me présente ensuite d’autres produits dits « intérieurs » : des boules de geisha avec démonstration en prime, des godemichets qui privilégient les orgasmes vaginaux et clitoridiens: « 2 en 1, c’est révolutionnaire. » Mais à l’issue de cette visite, la honte de ressortir de cette boutique les mains vides m’envahit.

Comment atténuer cette culpabilité ? Mettre cinq étoiles sur Google ne suffit pas. « Revenez nous voir à un moment où vous aurez plus de temps tout simplement. » C’est noté pour ma prochaine visite. Promis, j’en ressortirai avec quatre ou cinq vibromasseurs.

 

Christelle Murhula

Dans quel corps vivons-nous ?

NEON vous propose chaque mois d’explorer plus en détail votre cher corps. Au programme : salive, bisous malades et culture d’ovules in vitro.

Le chiffre insolite : 1.5 (litre)

C’est la quantité de salive que notre corps produit en une journée. Autrement dit, pour les 7.1 milliards d’habitants de la planète, ce sont 123 000 litres de salive qui sont produits chaque seconde. De quoi remplir plus d’un million de piscines olympiques chaque année  !

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Bisous malades

57% des gens refuseraient d’embrasser une personne malade, révèle un sondage d’une marque britannique de spray nasal. Pourtant le contact avec les mains est tout aussi dangereux, voire plus.

NEON : S’embrasser quand on est malade, c’est dangereux?

Abdelkader Hameurlaine (médecin généraliste) : Le virus de la grippe se diffuse par gouttelettes, c’est un virus aérien. Il circule dans le système respiratoire à travers le mucus qui se propage lui-même via la toux et les éternuements.

Si vous êtes très malade, il est possible que quelques germes restent dans la salive. Vous pourriez les offrir à votre partenaire lors d’un baiser passionné. Et se tenir simplement la main en guise de marque d’affection n’est pas une bonne idée, car les virus se transmettent par les mains en priorité.

NEON : Et si on veut protéger nos collègues de travail ?

A. Hameurlaine : Pour une grippe, l’idéal c’est de mettre un masque et de se laver les mains régulièrement. Si vous voulez protéger vos collègues, il est préférable de leur faire la bise plutôt que de leur serrer la main.

Louis Pasteur, le père de la vaccination, ne serrait jamais la main à ses proches à cause du risque de contagion. Une angine par contre, n’est pas contagieuse : c’est une question d’équilibre entre la personne contaminée et les microbes, à l’intérieur des amygdales.

Culture in vitro d’ovules fécondables

Des scientifiques ont réussi l’exploit de cultiver des ovules humains en laboratoire jusqu’à leur pleine maturité.

Oeufs cassés. © Pixabay (Les oeufs sont les ovules des poules, ndlr)

C’est la première fois que des scientifiques parviennent à cultiver in vitro des ovules prêts à être fécondés. L’étude, parue dans la revue Molecular Human Production, a été réalisée par l’université d’Edimbourg, en partenariat avec des chercheurs new-yorkais. Cette avancée pourrait avoir des applications pour préserver la fertilité des filles atteintes d’un cancer.

Les scientifiques pourraient par la suite récupérer les ovocytes immatures à partir d’un morceau d’ovaire des patientes et ils pourraient être conduits à maturité en laboratoire. Ils seraient stockés pour être fécondés plus tard. Il faudra attendre plusieurs années pour la mise en place, mais l’espoir est là…

Marie Hirtzberger

Les Savoirs Inutiles pour briller en société

Vous savez ce qu’on dit : la culture, c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale ! Pour briller dans vos soirées branchées, NEON vous propose un florilège de connaissances, peu utiles mais toujours divertissantes. De Charlie Chaplin, en passant par le point G et Clint Eastwood, NEON est ravi de vous présenter ses Savoirs Inutiles du mois !

Top 4 des raisons de voyager en Nouvelle-Zélande

Vous en avez marre de voir le XV de France perdre ? Vous voulez cotoyer de vrais rugbymen? Faites comme notre journaliste. Elle a troqué sa combinaison de ski contre un sweat des All Blacks et visité la Nouvelle-Zélande à bord d’un van.

1. LES EFFLUVES ENIVRANTES DE WAI-O-TAPU

Wai-O-Tapu est une zone géothermale active située en Nouvelle-Zélande. Ici, la « Champagne Pool ». ©Diane Regny

Wai-O-Tapu signifie «Eaux Sacrées» en maori. Située dans le nord de la Nouvelle-Zélande, cette station géothermale fait 18 kilomètres carrés mais seule une partie est accessible au public. Quand j’entre dans la zone, je suis frappée par l’odeur nauséabonde des gaz qui s’échappent des sources thermales.

Le parcours dure moins de deux heures durant lesquelles toute la palette de couleurs se décline sous mes yeux. Des cavités aux fumées grises en passant par le vert pistache du Devil’s Bath (bain du diable) qui contient de l’arsenic. J’ai l’impression de découvrir un monde nouveau.

Pour finir, je me dirige vers la Champagne Pool (voir photo), un bassin naturel d’eau chaude dont les couleurs jaune canari, orangées et bleues me transportent.

 

2. SES ROUTES QUI ONDULENT DANS LE PAYSAGE

Route au nord de la Nouvelle-Zélande. Diane pose, très zen au milieu des montagnes. ©Diane Regny

Si vous souhaitez vous essayer au road-trip, la Nouvelle-Zélande offre une myriade de paysages divers. Je vous conseille de louer un van. La pratique est peu commune en France mais, chez les All Blacks, les engins sont bien équipés et abordables.

C’est donc armée d’un super van que je me suis aventurée sur les routes sinueuses ! En chemin, beaucoup de collines pelées à perte de vue, de forêts lointaines qui élancent parfois leurs branches jusqu’à l’habitacle et de moutons paisibles paissant dans les prés.

La Nouvelle-Zélande, c’est verdoyant et sauvage. Et ça donne envie d’admirer silencieusement ces trésors naturels…

3. LA GROTTE CONSTELLÉE D’ÉTOILES

La Glowworm Cave est une des grottes de Waitomo en Nouvelle-Zélande. ©2il org/Flickr

La grotte de Waitomo tire son nom de la langue maorie. Wai signifie «eau» et tomo «grotte». Une rivière naturelle coule, en effet, dans les entrailles de cette cavité. La lumière décroit à mesure que je descends les marches de bois.

Le guide nous indique une barque et les voix se voilent, comme par respect pour cette pénombre naissante. Bientôt, seule sa voix nous enjoignant de ne pas prendre de photographies (pour ne pas perturber l’écosystème) trouble le clapotis des gouttes.

Au-dessus de nos têtes : une arche de lumière. Des milliers de points lumineux ornent la voûte de pierre. Ce sont des larves qui brillent de mille feux pour attirer leurs proies. Tant pis. Je préfère imaginer des astres ou une cascade d’émeraudes…

4. VOYAGE EN TERRE DU MILIEU

Une des maisonnettes de hobbits à Hobbiton Movie Set en Nouvelle-Zélande. ©Diane Regny

Avis aux fans du Seigneur des Anneaux : La Comté des Hobbits n’est qu’à deux heures de van d’Auckland (à cheval, vous mettriez plus de temps, promis). Hobbiton est un village entier qui a servi de décor aux trilogies Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit.

Vous pouvez visiter ce charmant paysage si vous vendez l’anneau unique forgé par Sauron. En effet, c’est loin d’être abordable. Comptez près de
50 euros pour une visite de quelques heures dans ces collines verdoyantes. Mais le décor est splendide et les maisonnettes charmantes…

Petite déception tout de même quand j’ai découvert l’intérieur vide : ça rompt un peu le charme. Cependant, pour les fans, ça reste une plongée incontournable dans les films de Peter Jackson.

 

Diane Regny