Parcoursup, APB, quelles différences ?

Ouverte depuis le 22 janvier, la plateforme qui remplace Admission Post Bac et permet aux lycéens de s’inscrire dans l’enseignement supérieur laisse parents et élèves perplexes. Le point sur ce qui a changé.

 

Qu’était Admission Post Bac ?

APB a été créé en 2002 par la mathématicien Bernard Koehret. A la base, son système n’était utilisé que pour la répartition des lycéens dans les classes préparatoires aux grandes écoles, avant que plusieurs académies ne demandent à utiliser le système et qu’il soit étendu à toute la France en 2009. Auparavant, il n’y avait pas de centralisation des demandes d’admission au niveau national, ce qui créait d’importants « embouteillages » lors des affectations, notamment au niveau des universités publiques.

Comment fonctionnait APB ?

La plateforme fonctionnait grâce à plusieurs algorithmes. Le principal algorithme, dit « du mariage stable » ou « mariage parfait », permettait de faire correspondre les demandes des lycéens et les offres des établissements du supérieur. Un second algorithme « classait » les lycéens selon différents critères, notamment les notes et les appréciations des professeurs (essentielles par exemple pour les classes préparatoires). Mais les lycéens n’étaient pas classés qu’avec leurs notes : « Auparavant ce second algorithme centralisé d’APB classait les étudiants selon le classement de leurs voeux. C’était très injuste puisque ceux qui avaient classé leurs voeux stratégiquement étaient avantagés », indique Julien Grenet, chercheur au CNRS, travaillant sur la place des algorithmes dans la régulation des inscriptions scolaires.

Qu’est-ce qui change ? 

L’une des grandes modifications de Parcoursup, c’est la disparition de ce second algorithme de classement des élèves. Cependant, cette disparition signifie que les écoles et facultés ont désormais la possibilité d’établir elles-mêmes leurs propres algorithmes de classement, selon leurs critères, qu’elles ne sont (pour l’instant) pas obligées d’expliciter. Parcoursup propose également un suivi plus important des professeurs auprès des élèves faisant leurs voeux, pour discuter de leurs choix, conseiller, rappeler les dates de soumission des dossiers et les délais de réponse…
Les élèves doivent aussi formuler moins de voeux : sur APB, le lycéen formulait au maximum 24 voeux, classés par ordre de préférence. Désormais, l’élève ne peut pas effectuer plus de 10 voeux, sans classement de préférence : il aura ensuite une semaine pour répondre oui ou non aux propositions des établissements qui l’auront admis.

 

 

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