Dans quel corps vivons-nous ?

NEON vous propose chaque mois d’explorer plus en détail votre cher corps. Au programme : salive, bisous malades et culture d’ovules in vitro.

Le chiffre insolite : 1.5 (litre)

C’est la quantité de salive que notre corps produit en une journée. Autrement dit, pour les 7.1 milliards d’habitants de la planète, ce sont 123 000 litres de salive qui sont produits chaque seconde. De quoi remplir plus d’un million de piscines olympiques chaque année  !

Frozen Pool GIF by Disney - Find & Share on GIPHY

Bisous malades

57% des gens refuseraient d’embrasser une personne malade, révèle un sondage d’une marque britannique de spray nasal. Pourtant le contact avec les mains est tout aussi dangereux, voire plus.

NEON : S’embrasser quand on est malade, c’est dangereux?

Abdelkader Hameurlaine (médecin généraliste) : Le virus de la grippe se diffuse par gouttelettes, c’est un virus aérien. Il circule dans le système respiratoire à travers le mucus qui se propage lui-même via la toux et les éternuements.

Si vous êtes très malade, il est possible que quelques germes restent dans la salive. Vous pourriez les offrir à votre partenaire lors d’un baiser passionné. Et se tenir simplement la main en guise de marque d’affection n’est pas une bonne idée, car les virus se transmettent par les mains en priorité.

NEON : Et si on veut protéger nos collègues de travail ?

A. Hameurlaine : Pour une grippe, l’idéal c’est de mettre un masque et de se laver les mains régulièrement. Si vous voulez protéger vos collègues, il est préférable de leur faire la bise plutôt que de leur serrer la main.

Louis Pasteur, le père de la vaccination, ne serrait jamais la main à ses proches à cause du risque de contagion. Une angine par contre, n’est pas contagieuse : c’est une question d’équilibre entre la personne contaminée et les microbes, à l’intérieur des amygdales.

Culture in vitro d’ovules fécondables

Des scientifiques ont réussi l’exploit de cultiver des ovules humains en laboratoire jusqu’à leur pleine maturité.

Oeufs cassés. © Pixabay (Les oeufs sont les ovules des poules, ndlr)

C’est la première fois que des scientifiques parviennent à cultiver in vitro des ovules prêts à être fécondés. L’étude, parue dans la revue Molecular Human Production, a été réalisée par l’université d’Edimbourg, en partenariat avec des chercheurs new-yorkais. Cette avancée pourrait avoir des applications pour préserver la fertilité des filles atteintes d’un cancer.

Les scientifiques pourraient par la suite récupérer les ovocytes immatures à partir d’un morceau d’ovaire des patientes et ils pourraient être conduits à maturité en laboratoire. Ils seraient stockés pour être fécondés plus tard. Il faudra attendre plusieurs années pour la mise en place, mais l’espoir est là…

Marie Hirtzberger

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *